Après la mort récente de Jean Ferrat, des commentateurs ont fait le rapprochement avec Léo Ferré. J'aimerais apporter une nuance à cette appréciation. Si le grand talent de Ferrat est à juste titre reconnu, certaines œuvres de Ferré apportent la touche supplémentaire de ce qui caractérise pour moi le génie. L'écoute de ces superbes chansons que sont "Les poètes" ou "Nuits et brouillards" est la source d'une grande émotion mais je ne trouve pas l'équivalent chez Ferrat de créations telles que "L'opéra du pauvre" ou comme cette sublime adaptation du texte d'Apollinaire "Le roman du mal aimé" ou même encore "Les amants tristes". Aucune prétention de ma part dans ces quelques lignes et je serais très content de posséder une petite parcelle du talent de Jean Ferrat. Encore moins la volonté de porter un jugement sur les hommes et leurs actions qu'il faut bien distinguer de leur création artistique - ceci vaut d'ailleurs aussi pour Aragon. Ceci est juste une tentative de faire partager un certain ressenti devant les œuvres de ces deux grands artistes.
Il n'est certes pas le seul artiste de talent boudé par le milieu médiatique, mais ceux de cette trempe sont suffisamment rares pour que l'on puisse regretter que les chansons de Bertin ne connaissent pas une diffusion plus large. Ceci n'est pas tant dommage pour lui qui ne recherche pas la notoriété à tout prix que pour ceux qui manquent une occasion de le découvrir. Sans vouloir employer les grands mots et parler d'"erreur historique" pour qualifier cette occultation, disons que cela relève pour le moins de la faute de goût. D'un autre côté, certains chanteurs comme Vincent Delerm bénéficient d'une promotion importante. Non que j'aie quelque chose contre ce garçon qui est sans doute fort sympathique. Mais ce n'est pas lui faire offense que de dire qu'un fossé artistique sépare ses chansons de celles de Jacques Bertin. Le terme de "génie" paraîtra outrancier à certains. Aussi, je laisse au lecteur le soin de juger s'il est ici galvaudé. Devant des chansons comme "Paroisse" ou "Les biefs", force est en tout cas de s'incliner. Pour cette dernière, d'une durée d'un peu moins de trois minutes, on se risquerait à parler de perfection si celle-ci était de ce monde. Pour faire connaissance avec cet artiste, vous pouvez consulter son site sur lequel il est possible d'écouter quelques chansons en intégralité ainsi que des extraits. Sur la page vidéo du site on peut constater malgré tout qu'il n'est pas totalement ignoré des médias puisque deux reportages lui sont consacrés sur des stations régionales de France 3. Parmi les CD, "Fête étrange" regroupe quelques unes des meilleurs œuvres de Bertin dont les deux chansons citées plus haut. Vous pouvez par exemple écouter les extraits de tous les morceaux du CD sur ce lien du site alapage.
Je voudrais tenter de faire partager mon enthousiasme pour un chanteur du nom d'Alain Leamauff que j'ai découvert il y quelques années au hasard d'Internet. Vous pouvez le découvrir dans la vidéo ci-dessous. Même si celle-ci n'est pas de très bonne qualité, elle permet de se faire un idée du talent et de l'énergie de cet artiste.
Ayant à ce jour quatre albums à son actif, Alain Leamauff est directeur du centre musical de Magnanville dans le département des Yvelines et se produit aussi sur scène. (suite ...)
La sortie du film "L'autre Dumas", peut être l'occasion de découvrir un livre certainement moins connu que la plupart des ouvrages réalisés avec son collaborateur Auguste Maquet et qui n'a pas été écrit avec ce dernier. C'est une découverte que j'ai faite récemment après avoir déjà lu et relu tous les grands classiques de cette figure du romantisme. Compte tenu de l'étendue de la bibliographie d'Alexandre Dumas père, j'ai bon espoir d'y pêcher encore quelques perles. Il est vrai que de mauvaises langues ont prétendu que lui-même n'avait peut-être pas lu tous les ouvrages dont il est l'auteur. "Le Trou de l'Enfer" suivi de "Dieu dispose" fait partie des œuvres qui nous rappellent que la lecture est un plaisir - rappel très fréquent avec cet auteur - et cet ouvrage peut sans faire tâche prendre place à côté de "Monte Cristo" dans la bibliothèque. En particulier, certains passages sur les milieux étudiants de Heidelberg dans les années 1810 sont savoureux.
Profitons en pour recommander aussi "Mes mémoires" où Dumas nous parle des trente premières années de sa vie. Si "Ce siècle avait deux ans ..." à la naissance de Victor Hugo, il en était de même pour ce quarteron dont on eut pu se dispenser de transférer les cendres de son Villers-Cotterêts natal vers le panthéon. (suite ...)
Le festival international d'accordéon en Pays Risle Charentonne.est pour moi l'occasion de vous recommander une chanteuse qui sait aussi user avec talent de cet instrument. Michèle Bernard a en effet tout ce qu'il faut pour démentir l'affirmation de Gainsbourg qui considérait - a moins que cette affirmation n'eut été qu'une boutade - la chanson comme un art mineur
Quelle idée de parler d'une chanteuse qui n'a rien sorti de nouveau depuis des années alors que Carla Bruni vient tout juste de nous gratifier de son dernier opus ? Désolé de ne pouvoir en parler car je n'ai hélas pas eu l'occasion de l'écouter. Je reconnais ne pas avoir non plus trop sollicité cette occasion. (suite ...)