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AlterBernay


Qui emprunte des paradoxes est prié de les rendre avec intérêt...



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Des mots qu'on dit gros par DiogAnti

"Enculer"... Le mot et ses déclinaisons a, ces derniers temps, écorché les oreilles de certaines âmes sensibles. Je souhaite qu'il s'en trouvent parmi elles pour s'offusquer aussi de voir un président célébrer l'esprit de résistance tout en s'ingéniant à détricoter toutes les avancées sociales définies par le Conseil national de la Résistance à la libération. Je ne doute pas non plus qu'elles soient choquées par les 12000 euros de cigares d'un pseudo secrétaire d'état financés par le contribuable.
A entendre les propos de ces moralisateurs, il est tentant d'oser parodier Molière en disant: "Taisez ce mot que je ne saurais entendre". Sans conteste nos Tartuffe valent bien ceux de l'époque de Louis XIV. (suite ...)

L'esprit de clocher par DiogAnti

Contrairement à ce que l'expression peut suggérer, cet esprit ne se manifeste pas uniquement au sein des religions. Il existe de nombreuses autres chapelles - terme certes là encore connoté; mais c'est sans doute que dans ce domaine la religion a une longue expérience à faire valoir - pouvant être enclines à cet esprit. Parmi celles-ci, citons pêle-mêle les entreprises, les pays, les régions, les partis politiques, les associations, les syndicats, les corporations, les sites internet ou blogs, les équipes sportives. J'en oublie certainement.
Si d'aucuns prétendent que le bon sens est la chose la mieux partagée, j'émets quelques réserves sur cette affirmation et je dirais que l'esprit de clocher se pose en sérieux rival.
Avoir l'esprit de clocher, c'est une tendance à privilégier un groupe, une structure sans souci de son environnement et en oubliant toute vision globale. C'est se mettre bien souvent dans une logique de "parts de marché" où chacun cherche à promouvoir sa "boutique".
Le propos n'est pas ici de dénigrer toute forme d'organisation, mais de pointer le fait qu'une organisation aie tendance à devenir une fin en soi plutôt qu'un moyen. Au lieu d'être un outil permettant d'œuvrer pour le bien commun ou simplement servir de cadre à la pratique d'activités, l'organisation devient parfois un objet abstrait qu'il s'agit de défendre à tout prix. Certains membres de l'organisation perdent alors tout regard critique sur le bien fondé des valeurs défendues ou des activités pratiquées.
Le drame est que, si cette attitude dans bien des cas revêt un caractère anodin, dans d'autres elle est la source de conflits qui aboutissent à des catastrophes. Pour éviter ce travers, ayons donc une approche globale en prenant conscience que toute structure fait partie d'un ensemble plus vaste qu'on pourra appeler la société ou l'humanité.

Au bal des carpettes par DiogAnti

Jusqu'où peut-on aller pour obtenir ou conserver une position prétendument enviable ?
Un ancien French Doctor maintenant ministre des affaires étrangères de Sarkozy semble tout à fait qualifié pour répondre à cette question. Au vu de ses états de service récents, on pourrait penser qu'il s'est approché de la limite du supportable. Mais faisons lui confiance pour repousser encore plus loin cette limite
La secrétaire d'état aux droits de l'homme, Rama Yade, n'est pas en reste. Sa lettre d'excuse à Sarkozy est un modèle ... à ne surtout pas suivre.
Espérons pour Malek Bouti que les rumeurs de son entrée dans le gouvernement sont infondées car alors il pourrait servir de partenaire à Fadela Amara dans ce bal.
D'aucuns se souviendront peut être aussi d'un certain Luc Ferry, se disant philosophe, prêt à bien des abaissements pour conserver son maroquin de l'éducation nationale et qui maintenant nous la joue détaché.
Ces quelques exemples affligeants amènent quelques interrogations sur la conscience morale de certains acteurs politiques. Mais toute généralisation serait abusive car il existe des personnes avec de réelles convictions qui ne sont pas prêtes à les mettre sous le boisseau pour un quelconque avantage.

Le capitalisme n'existe pas ... par DiogAnti

... en tant qu'idéologie. La crise financière actuelle en est encore la preuve flagrante. Nos chers capitalistes bardés de principes libéraux n'ont pas hésité à les jeter aux orties pour légitimer ce qui s'annonce comme un des plus grands détournement de fonds de l'histoire. Pendant que les états s'apprêtent à injecter des centaines de milliards pour boucher les trous de sociétés financières, les bénéficiaires vont pouvoir faire tranquillement leurs comptes. Comme on dit: "l'argent n'est pas perdu pour tout le monde".
L'"idéologie" capitaliste libérale n'est en fait qu'un habillage pour justifier le fait de permettre à quelques privilégiés de s'enrichir sur le dos d'une grande majorité des êtres humains. Dans un sens, le reproche fréquent de la droite fait à la gauche d'avoir une approche idéologique est justifié; sauf que cela devrait être considéré comme un compliment. En effet, le rôle d'une organisation politique est de proposer un système de règles pour la société et donc de définir une idéologie.
Il est vrai que l'on peut se demander aussi en quoi consiste l'idéologie socialiste. Il serait donc peut-être temps d'aller au-delà des "mots slogans". Pour moi, une ligne de fracture fondamentale se situe entre ceux qui placent l'humain au cœur du débat et ceux qui font de l'économie une finalité.

Dexia, les dettes et les citoyens par vertevallet

Il y a encore quelques jours Dexia était inconnu du grand public.Sa déroute et son sauvetage font couler beaucoup d’encre.
On sait donc que les collectivités locales y ont recours. Lorsqu’on connaît l’endettement de la ville de Bernay, on ne peut que se réjouir de la survie de cette banque. Mais faut-il oublier le montant de cette dette par habitant de Bernay et les habiles jeux de redéploiement du crédit qui ont permis à la municipalité de sauver la face en faisant croire à une diminution de cette dette?
A quand une vente aux enchères de citoyens bernayens désireux d’aider la ville à éponger sa dette, comme dans la commune qui a réuni 3000 euros, grâce a la vente d’objet divers, comme des bottes de foin ou des lots de verres ?
Ce ne sont plus des aiguilles qu’il faut chercher dans les bottes de foin mais bien des bouées de sauvetage.

Vote au Sénat : c'est sérieux! par vertevallet

Grand jour au Sénat en ce 1er octobre. Son président va être élu. Les primo sénateurs, dont notre maire, vont donc enfin œuvrer à cette essentielle mission, son élection !
Est ce si important ? Ecoutons le chroniqueur de mauvaise foi qui sévit quotidiennement sur les ondes et voyons si nous sommes convaincus que notre sénat à de quoi rassurer en ces temps tourmentés…

1881- 2008: les enfants et les eaux polluées: interdit d'interdire ? ? par vertevallet

: "...whilst we have a Society for the Prevention of Cruelty to Animals, can we not do something to prevent cruelty to children?"
Thomas Agnew, banquier de Liverpool effectua un voyage aux Etats Unis et publia une lettre dans le Liverpool Mercury à son retour en 1881 : « puisque nous avons une société protectrice des animaux contre la cruauté, ne pouvons nous rien faire pour empêcher la cruauté à l’égard des enfants ? »
Et si on assignait en justice tous les empoisonneurs des réserves d’eau, qui contaminent le lait maternel comme on l’a constaté en France encore tout récemment dans les régions de l’embouchure du Rhône ?La France recule sur tout ce que l’Europe essaie de mettre en place, alors que son retard est déjà épouvantable. Les conférences locales du lycée de Chambray le 29 mai sur l’eau ont fait état d’énormes problèmes lorsqu’il s’agit d’avoir du courage de contraindre et d’interdire. Quand notre président national critique l’esprit de mai 68, il oublie qu’il en a gardé qu’une des pires dérives, le laisser-faire et le laxisme. Une consultation est organisée par internet sur l’eau par le bassin Seine-Normandie. Allez jusqu’au bout du questionnaire afin de dire qu’il faut être encore plus ambitieux car les objectifs restent vagues en matière de chiffres et de moyens pour lutter contre la dégradation avancée de l’état des eaux.


Comme le chantait Bob Dylan en 1963 dans sa chanson sur les marchands de canon, Masters of War : « vous avez semé la pire peur qu’on puisse imaginer, la peur de mettre des enfants au monde. De menacer mon bébé qui n’a pas de vie ni de nom, vous ne valez pas le sang qui coule dans vos veines » (‘you’ve thrown the worst fear / that can ever be hurled, / (the) fear to bring children into the world. / For threatening my baby /Unborn and unnamed / You ain't worth the blood / That runs in your veins')

Trouvez aussi des informations sur ces toxiques en lisant cet article et en suivant ses liens.

Qui ose se souvenir du Japon et des victimes du mercure contenu dans le poisson photographiées par Eugene Smith ? Cette célèbre photo disponible en ligne d'une mère et de son grand enfant est une splendeur pour dire l'horreur.
Hier soir le 2 juin sur France 3 une émission qui se voulait joyeuse et rassurante quand ce qu’elle révélait était terrifiant : la santé polluée. On en reparle bientôt ici.

Ni français, ni européen ... par DiogAnti

... être humain, sans doute. Encore devrions nous considérer que nous faisons partie d'un ensemble plus vaste et que l'espèce humaine ne représente déjà qu'une infime partie du règne animal. Un regard très en arrière dans l'histoire devrait nous inciter à un peu de recul. Pensons à ces dinosaures balourds qui ont survécu pendant des millions d'années et évitons de jeter sur eux un regard condescendent car il n'est pas certain que notre espèce atteigne une telle longévité.
Je suis certes de nationalité française; ce dont je ne me plains pas d'ailleurs car il est de nombreux autres pays où vivre est plus difficile. Mais ce qui m'agace quelque peu, c'est d'entendre parler à longueur de journée de valeurs françaises ou européennes. Et je me pose la question de savoir quelles sont ces fameuses valeurs auxquelles il est fait référence
S'il s'agit de valeurs qui peuvent être partagées aussi bien par des asiatiques, des américains, des arabes ou des africains, à quoi bon les nommer ainsi.
Je cherche vainement les valeurs qui me seraient communes avec Berlusconi, Sarkozy ou Lepen. En revanche, j'ai le sentiment de pouvoir trouver des points communs avec des américains comme Richard Stallman, Noam Chomski ou Joan Baez, avec l'africain Nelson Mandela ou, en remontant dans l'histoire avec l'anglais Thomas Payne ou, encore plus loin dans l'histoire avec certains philosophes grecs de l'antiquité.
Ne surtout pas perdre de vue qu'un pays ne devrait être qu'un cadre qui permette à l'humanité de mieux s'organiser. De même, l'Europe doit être considérée comme un outil et non comme une identité. A quoi bon remplacer l'identité nationale par l'identité européenne ? Encore que cela puisse être l'opportunité pour notre gluant ministre d'élargir ses compétences.
Qu'on ne se méprenne pas, ceci n'est surtout pas un plaidoyer contre l'Europe et les élections européennes seront justement l'occasion de faire le choix d'envoyer au parlement des élus qui défendent des valeurs qui ne soient pas européennes ou économiques mais surtout humaines.

Politique sans conscience ... par DiogAnti

... n'est que ruine de l'âme. Le maire de Barjac, localité du Gard pourrait bien faire sienne cette maxime de Rabelais revisitée. C'est ce qui ressort en tout cas de ses propos dans le film "Nos enfants nous accuseront" diffusé la semaine dernière par la Boîte à films à Bernay.
Dans ce film - qui par ailleurs possède les défauts inhérents au genre - nous découvrons entre autres les efforts de ce maire pour convertir les cantines de sa commune à une alimentation biologique en s'appuyant sur une agriculture locale. On apprend aussi que cette initiative n'est pas partie de la population mais du maire lui-même qui a décidé d'engager la commune dans cette démarche. Ceci nous montre au passage que si la démocratie participative peut avoir ses vertus, les élus doivent aussi parfois prendre leurs responsabilités et faire les choix qui leur semblent bons même s'ils peuvent aller à l'encontre de l'opinion publique.
Faire "passer la conscience avant le comptable". Encore un propos de ce maire de Barjac auquel je souscris bien volontiers. Non que j'aie quoi que se soit contre l'honorable corporation des comptables pourvu que ceux-ci ne se mêlent pas de définir les politiques publiques. On voit le résultat donné par cette approche purement comptable du gouvernement dans la gestion de l'hôpital public.
Cette conception de la politique nous change des Sarkozy, Balkany et consorts et va à l'encontre du "tous pourris" - formule à laquelle je n'ai d'ailleurs jamais souscrit.
A quelques mois des élections européennes, de tels comportements devraient être mis sur le devant de la scène pour redonner du crédit à la politique et inciter les électeurs à voter pour des formations qui placent l'humain au cœur de leurs préoccupations.

Valeur humaine ajoutée par DiogAnti

Tentative de définition

Sans doute influencé par mes études en mathématiques, je voudrais commencer par essayer de définir les termes employés dans le titre de cet article. Que l'on se rassure - est-ce rassurant en fait ? - cette "définition" risque malgré tout de ne pas avoir toute la rigueur d'un exposé mathématique.
On se place dans le cadre d'activités économiques. Le valeur humaine ajoutée d'une activité est alors ce que celle-ci peut apporter de positif à l'humanité et en opposition on doit sans doute aussi parler de valeur humaine soustraite. Je tiens à préciser que je considère l'activité dans son ensemble et non pas les individus qui y concourent. (suite ...)

Histoire et commémoration par DiogAnti

Au rebours de bon nombre d'intervenants d'un débat qui a fait s'agiter ces derniers temps le microcosme médiatique, je dois confesser que je ne ressentirais pas de frustration particulière à la disparition de toute commémoration officielle. Bien qu'ayant un intérêt certain pour l'histoire, je reconnais ne pas apprécier particulièrement toutes ces pompeuses cérémonies.
Ne pas commémorer ne signifie pas oublier le passé. Et l'on serait bien inspiré de tirer plus souvent les bons enseignements de l'histoire pour ne pas reproduire toujours les mêmes erreurs. Une date historique peut être l'occasion de mettre en avant un pan de l'histoire. Mais que cette journée soit propre à susciter un intérêt pour une étude plus approfondie de cette période et pour l'histoire en général.

Tant pis pour la bourse, il reste les armes ! par vertevallet

En cette période angoissante, où chaque jour montre le besoin de réglementation en matière financière, (le libéralisme économique ne servant que les plus malhonnêtes et non pas les plus maladroits comme les médias veulent nous le faire croire en parlant sans cesse d' ‘erreurs’), il y a un domaine tout aussi dangereux, sinon plus, que notre ministère de la défense a, semble-t-il, libéralisé, autrement dit déréglementé.
Le délit pour trafic d’arme semblerait ne plus exister depuis cet été. Qu’en dit le ministre de la Défense (sic) en photo en première page de l’agenda de Bernay ?
Quand doit bientôt s’ouvrir le procès de ‘l’Angolagate’ France Info révèle un fait très grave : « Mais la question première est déjà de savoir si le procès aura lieu. Car toute l’affaire repose sur une plainte déposée en 2001 par le ministère de la Défense. Or, cet été, ce même ministère a certifié dans une lettre que selon lui, l’infraction de trafic d’arme n’est plus constituée. Et patatras. La procédure doit donc s’effondrer, estiment plusieurs avocats de la défense, qui vont réclamer l’annulation du procès -ni plus ni moins- prévu pour durer jusqu’à début mars 2009. »
Les nombreux participants à l'après-midi organisée par Attac à Serquigny dimanche ne manqueront pas de se souvenir que le redressement économique des USA après la crise de 29 s'est effectué 'grâce' à la guerre.

Cette lettre fait frémir.

Le juste prix par DiogAnti

Pour un prix écologique

Comment faire payer le juste prix écologique ? Dans une perspective moins radicale, parlons d'un prix écologiquement plus juste.
Actuellement, les critères qui président à la constitution d'un prix sont très peu pour ne pas dire pas du tout de nature écologique. Ils sont basés essentiellement sur des considérations économiques et politiques.
Je pense qu'il serait sage d'introduire une (forte ?) dose d'écologie dans la constitution du prix d'un produit ou d'un service. Le principe posé, vient la très délicate question de la mise en application et des résistances soulevées par les conséquences d'une telle approche.

Convertir la monnaie à l'écologie

La fiscalité est une piste évoquée par certains. Jusque là, sa mise en œuvre concrète se fait attendre. Notre gouvernement qui vient de s'apercevoir que son bonus/malus sur les automobiles fonctionne trop bien hésite déjà à poursuivre cette première expérience.
J'irais plus loin en proposant de mettre l'écologie au cœur de l'économie et en l'introduisant dans un de ses rouages qu'est la monnaie.
Je plaide donc pour une conversion de notre monnaie à l'écologie. Pour cela, on pourrait introduire une notion de Coût Equivalent Ecologique ou CEE.
Dans un premier temps, on peut décomposer la valeur de la monnaie en deux parties avec un certain pourcentage basé sur le CEE et l'autre restant basé sur les mécanismes économiques courants. Ensuite, on peut envisager d'augmenter progressivement le pourcentage basé sur le CEE.
Le prix d'un produit ou d'un service est alors établi dans cette "nouvelle" monnaie.

Evaluation du coût écologique

L'évaluation du coût écologique n'est pas une mince affaire. Je n'ai pas la prétention ici de résoudre ce problème et je me contenterais de donner quelques exemples.
Le transport d'une marchandise et, plus généralement, la consommation d'énergie génère un CEE supplémentaire. La pollution, l'impact négatif sur la biodiversité sont aussi des éléments qui doivent augmenter le Coût Equivalent Ecologique.
Avec cette approche, la grande richesse devient alors un pouvoir de nuisance écologique et à ce titre devrait être plafonnée. Plus exactement, c'est la dépense de chacun qui doit être limitée. Plus question alors d'acheter des droits à polluer comme dans c'est le cas actuellement dans le cadre du marché des émissions de carbone.
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